- 19 avr.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 29 avr.
Hélène
Ingénieure en sciences cognitives

Complice de Mélanie depuis leurs débuts dans un incubateur toulousain, elle arrive toujours avec une longueur d’avance, un cerveau en ébullition… et une furieuse envie de partager tout ça.
Hélène, c'est celle qui pose LA question qu'on n'avait pas vu venir. Celle qui, en trois minutes de conversation, te fait réaliser que ce que tu prenais pour un défaut est en fait un fonctionnement et que ce fonctionnement, tu peux apprendre à l'habiter autrement.
Ingénieure en sciences cognitives, elle a passé sept ans à l'étranger à observer comment on pense, comment on apprend, comment on se raconte. Elle en a fait son métier : aider les adultes à comprendre leur propre cerveau pour arrêter de se battre contre lui.
Pendant le séjour, elle t'emmène dans une exploration vivante de ton propre fonctionnement. Tu expérimentes, où tu ressens, où tu découvres quelques-uns des mécanismes qui t'agitent ou qui te libèrent, si tu leur fais de la place.
Avec elle, on apprend sérieusement sans jamais se prendre au sérieux et on repart rarement comme on est arrivé !
Les Sciences Cognitives ? Mais Kezako ?
C'est la science qui étudie comment on pense, comment on perçoit, comment on apprend, comment on décide, comment on se souvient, comment on ressent. Ce qui me passionne là-dedans : on y découvre qu'on est à la fois beaucoup plus puissants qu'on ne le croit, et beaucoup plus faillibles qu'on aimerait l'admettre. Et que ces deux vérités cohabitent très bien.
Le cerveau dirige vraiment notre vie
et nos comportements ?
Oui et non. Oui, parce que tout passe par lui, chaque émotion, chaque choix, chaque geste. Non, parce qu'il n'est pas un dictateur isolé : il dialogue en permanence avec ton corps, ton histoire, ton environnement et les autres. Je préfère dire les choses comme ça : ton cerveau est le chef d'orchestre, mais la partition s'écrit à plusieurs. La bonne nouvelle, c'est que tu peux apprendre à lire cette partition. Pas pour tout contrôler mais pour mieux te comprendre.
Même si on ne peut pas tout dire, avec quoi va-t-on repartir après ce séjour avec nous ?
Avec des éclairages sur des choses que tu vis tous les jours sans savoir pourquoi. Quelques-uns de ces moments où tu te dis "ahhh, donc c'est pour ça". Des repères concrets, pas des recettes, plutôt des clés pour observer ton propre fonctionnement avec plus de curiosité et moins de jugement. Et si je fais bien mon travail : une envie nouvelle de te regarder autrement.
Qu’est-ce qui t’a amenée à étudier le cerveau et à te lancer dans l’accompagnement ?
Au départ, un besoin très personnel : trouver des réponses. Comprendre à quoi répondent nos fonctionnements : pourquoi on pense comme on pense, pourquoi on réagit comme on réagit… Et ce que j'y ai trouvé a été riche, souvent surprenant, profondément libérateur.
Parce que les sciences cognitives, c'est ce qui permet de voir l'invisible. Toutes ces petites choses qui font que l'on est nous : complexes, singulières, tellement plus intéressantes qu'on ne veut bien se l'accorder. Elles m'ont donné des pistes de lecture du monde qui m'entoure, des autres, et surtout de moi-même.
Nos cerveaux ont été façonnés pour un monde qui n'existe plus. On leur demande aujourd'hui de tenir dans un environnement saturé d'injonctions, d'écrans, de sollicitations, de choix. Comprendre ça, c'est s'alléger d'un poids qu'on porte souvent sans même le voir.
Comprendre cela a été tellement libérateur que j'ai eu envie d'en faire mon métier : accompagner chacune à reconnaître sa propre singularité, celle qui est déjà là, juste là, sous ses yeux pour s'habiter pleinement.
Hâte de partir en week-end avec nous ?!
Plus que hâte ! Avec Mélanie on en parle depuis des mois, et l'idée de vous rencontrer me met dans un état de curiosité joyeuse !


